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Voici un Strasbourgeois qui revendique le droit à la mélancolie, dans la dimension romantique et poétique du sens. Auteur, compositeur, interprète, il sème des mots et des notes au fil de ses concerts. Sa vision des chansons, il la livre sur son site (www.vincenteckert.com) : « prendre les chansons pour ce qu’elles devraient toujours être : de la matière vivante, à faire vivre, mourir et renaître » …
Cette sensibilité à fleur de peau, il la chante à travers les textes qu’il écrit et interprète depuis une dizaine d’années, en Alsace, à Paris ou ailleurs et à l’étranger. Vincent Eckert est l’inverse d’un produit marketing, juste un homme sincère dont l’ambition est de partager l’universelle poésie. Un musicien inspiré, passant du rock à la musique ethnique avec des relents de Noir Désir ou d’Alain Bashung.

Lorsqu’on est face à un artiste on est toujours tenté de se demander ce qui l’a conduit là. Donc pour vous, quel a été le chemin ?
V.E. : La chanson c’est un peu ma nourriture. Je vis pour la musique, elle est mon parcours de vie. Je n’y étais pas prédestiné. Personne dans ma famille n’est musicien même si on y est mélomane. Je n’avais pas de véritable but pendant ma scolarité. Il a, pourtant, fallu la parcourir. Alors j’ai obtenu un BTS d’informatique. J’en ai d’ailleurs fait un métier puisque je travaille dans une société alsacienne à la communication, sur le site web de la vente en ligne. Je vis une double vie en quelque sorte !
Comment vous y êtes-vous attelé ?
V.E. : J’ai toujours aimé les mots. J’ai appris la guitare pour faire du rock avec des groupes et j’ai souvent joué à Strasbourg. Mais je ne me sens pas vraiment à l’aise avec les groupes. J’ai ressenti, il y a une dizaine d’années de cela, le besoin de m’exprimer personnellement, d’écrire, de partager, de transmettre. Partager l’émotion, la mélancolie car elle est poésie et elle a une dimension universelle. Une chanson, dès lors qu’elle est sortie, elle ne m’appartient plus.

Mais comment parvenez-vous à organiser des concerts ?
V.E. : Grâce à mon petit groupe d’amis fédérées autour de mes chansons et qui sont tous des passionnés qui ne ménagent pas leurs efforts. C’est grâce à eux que nous avons pu aller aux Francofolies de La Rochelle, au Printemps de Bourges ou à la Foire aux Vins de Colmar, à Paris souvent et faire des tournées en Bosnie, Suisse, Allemagne et enregistrer des albums**.
Ne rêve-t-on pas dans ces cas d’en faire son unique métier ?
V.E. : Bien sûr c’est un rêve mais il faut rester humble. Ce qui m’intéresse le plus avec mes amis, c’est de toucher le plus de gens possibles. Mais je ne considérerais pas comme un échec de ne pas en vivre exclusivement. J’ai trouvé un équilibre dans cette double vie.
Evelyne DREYFUSS (Mars 2010)

**Discographie : - "Indémodiable" : Printemps 2010, - "Nos Ombres" : Automne 2007, - "dOueST" : Mars 2004, - "Tant Pis" : Printemps 2002, - "Goutte à Goutte" : Hiver 1999. |