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Brasseries/Restaurants
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Jacques-Louis Delpal revisite progressivement les restaurants et les brasseries revendiquant hautement l'Alsace ou, simplement, de tonalité alsacienne (par leur histoire, par leur décoration, avec des plats traditionnels). Les notices concernant les établissements qu'il a testés sont suivies de ses initiales.
Il rencontrera aussi des cuisiniers de bon métier, des chefs talentueux et des personnalités marquantes de l'univers de l'hôtellerie-restauration, soit originaires d'Alsace, soit formés en Alsace et aimant le rappeler (formation d'écoles hôtelières, travail dans de grandes maison), quel que soit leur répertoire.
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Brasserie. Choucroute.
8e arrondissement, près Rond-Point des Champs-Élysées 39, Champs-Élysées Métro : Franklin D. Roosevelt (ligne 1, sortie à proximité immédiate, et ligne 9). Tél. : 01 53 93 97 00 L'addition : 30 à 70 €. Possibilité plat unique. Menus. www.restaurantalsace.com
Jour et nuit, une quasi-institution ! Ce vaste établissement, dont l'ample terrasse est assiégée l'été (emplacement « stratégique »), s'organise sur deux niveaux, dont un vaste sous-sol, plus calme. Accueil prévenant, service généralement souriant, à certains moments débordé, bonne tenue la nuit. Décor intemporel d'une certaine allure. Aucune prétention gastronomique, parfois de bonnes surprises. Plateau de fruits de mer, foie gras de canard, quiche, soupe à l'oignon, choucroute satisfaisante, sauf recuisson, jarret de porc au miel, magret de canard aux mirabelles, coq au riesling. Bière Meteor, choix d'alsaces relativement succinct, certains en pichet.
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Déconcertant. Mais une carte très alsacienne. 9e arrondissement 10, rue Condorcet Tél.: 01 45 26 44 31
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www.alsacoparis.com Métro : Cadet ou Poissonnière (assez proches) - Barbès-Rochechouart ou Anvers - Gare du Nord (5 à10 mn de marche) L’addition : 35 à 40 €, à la carte, avec bière ou vin en pichet ; « formules » midi et soir.
La choucroute vient de Krautergersheim, la charcuterie de Turckheim. Le cuisinier est chinois, ou d’origine chinoise. Comme Vay Tang, le nouveau patron. Comme Catherine, son épouse, qui explique l’Alsace avec un accent souriant, pas spécialement du piémont vosgien. En arrière-plan, présent trois ou quatre jours par semaine, Claude Steger, ex-propriétaire et cuisinier. Klaus — ii aime faire sonner le K — met ses successeurs en condition avant de prendre une fausse retraite dans l’Yonne. Des Chinois, donc, ou Cambodgiens d’origine chinoise, mais pas de baguettes. Une carte pour le moment la plus alsacienne de Paris. Le backeoffa (traduire bäkeoffe si l’on prend l’accent du nord) n’est pas très orthodoxe ; une tarte peut manquer d’envolée, mais c’est très correct dans l’ensemble. « Nems » à la choucroute compris ! Et franchement copieux. Le propriétaire est courtois et réservé, le service aimable, pas totalement initié à l’Alsace. Déconcertant, mais satisfaisant pour le prix. Sous réserve de revisite courant 2009.
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Restaurant-bistrot à vin Convivial et bon Presque une winstub.
15e arrondissement (Montparnasse)
46 bis, bd du Montparnasse - 1,rue d’Alençon Métro Montparnasse proche, station Duroc à 5 mn.
Tél. 01 42 22 45 54 Tous les jours
Carte, plat du jour, diverses formules avantageuses L'addition : 25 à 40 €. http://lebecrouge.ifrance.com
De bon à très bon. Voire excellent. Les patrons ne sont pas Alsaciens, mais plutôt Méridionaux, la tonalité de nombreux plats l’atteste. Cela ne contrarie pas la cigogne fétiche de la maison : ils méritent un Bretzel d’or fin pour quelques plats typiques, éventuellement interprétés avec doigté dans un style « winstub évoluée ». La cuisine alsacienne à peu près traditionnelle partage, en effet, la carte avec la « Provence-Toscane », la flammekueche avec la pissaladière. La générosité des portions et la modestie des prix ajoutent au plaisir.
Le Bec Rouge vit en heureux état de siège depuis dix ans, succès qui ne doit rien aux modes et tendances. Certains services sont menés tambour battant pour libérer des tables attendues ? on se jure alors d’arriver nettement plus tôt, en faisant l’ouverture, ou beaucoup plus tard. Ou de revenir quand les vacances vident Paris, voire de prendre pension en août, quand la petite terrasse vitrée laisse échapper des tables sur le trottoir.
Le service est pro et souriant, décontracté, prompt, trop accéléré parfois. Aucun cinéma. La clientèle, panachage d’habitués et de touristes, est détendue, chacun attentif à ce qu'il mange… et à ce que déguste son partenaire de table : c’est bon signe, au restaurant, que les convives piquent dans l’assiette du voisin.
Les cuisiniers accusent occasionellement un coup de barre? La critique est parfois répétée, sans grogne, en marge de l’éloge. Nous la rappelons pour la forme : le Bec rouge demeure l’un de nos restaurants préférés à Paris, dans la catégorie « nettement moins de 100 € A DEUX ».
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Brasserie classique. Décor en partie alsacien. Choucroutes.
4e arrondissement (Marais-Bastille) 3, rue de la Bastille * Métro : Bastille Tél : 01 42 72 87 82 * Fax : 01 42 72 97 68 L'addition : 40 à 70 €. Possibilité plat unique. Menus. http://www.bofingerparis.com/
Nom alsacien et enseigne signée Hansi, clientèle Marais-Bastille, provinciale et du monde entier : une brasserie … « très parisienne » ! Monument surprenant, revu années 20, l’immense Bofinger mêle les volumes et les niveaux, avec des salles diverses, certaines quiètes. La plus vaste, très demandée, parfois bruyante avec de grandes tablées, est impressionnante sous sa haute coupole lumineuse et élégante. La porte à tambour (il n’en subsiste plus tellement), l’escalier à ample révolution, la verrière honorant le Flamand Gambrinus et le mini-salon Hansi valent le coup d’œil — voire un grand détour. L’établissement ne désemplit pas : réserver, surtout le soir, pour éviter une longue attente. La carte de brasserie (groupe Flo) ne vise pas l’originalité, mais offre un bon choix. Fruits de mer, bouillabaisse, plats traditionnels de brasserie, choucroutes en plusieurs déclinaisons, généreusement servies avec de correctes charcuteries.
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Brasserie de l'Isle Saint Louis |
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Sympathie alsacienne Tarte à l’oignon Choucroute.
4e arrondissement. Île Saint-Louis, proximité Notre-Dame, Marais. 55, quai de Bourbon
- Tél : 01 43 54 02 59
Métro : Pont-Marie (ligne 7) ; stations plus éloignées : Cité, Saint-Paul L'addition : 30 à 45 €. Possibilité plat unique. Lundi, mardi, vendredi, samedi et dimanche : service continu de 12 h à 1h.
Jeudi : de 18 h à 1 h. Pas de réservation.
Presqu’à la pointe extrême de l’île Saint-Louis, devant le pont homonyme, piétonnier, qui l’amarre à l’île de la Cité : formidable emplacement, avec une petite terrasse où les touristes s’entassent volontiers à la belle saison. La brasserie plus que centenaire affiche délibérément son cachet d’auberge rustique presque anachronique, « tendance alsace » : les ridicules du Marais proche n’ont pas franchi le bras nord de la Seine.
Incluant poireaux vinaigrette, harengs de la Baltique, sole et raie au beurre noir, entre autres classiques, la carte laisse un très convenable embarras du choix. Avec les glaces et sorbets de l’incontournable Berthillon, presque emblématiques de l’île.
C’est bon, servi copieux par un personnel actif la jouant à l’ancienne. Sans prétentions gastronomiques. Avec plusieurs allusions à l'Alsace. Tarte à l’oignon (d’une moelleuse succulence le soir de notre passage), comme il ne s’en trouve guère à Paris, cervelas rémoulade, choucroute honorable ne laissant pas sur sa faim, filet de haddock à la choucroute, marmite de tripes au riesling, brave coq au riesling, bon munster fermier. Bière Mutzig en pot (brassée à Schiltigheim ?), vins Léon Beyer, dont un recommandable pinot noir, servi « au compteur » si on le souhaite.
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Restaurant alsacien-winstub.
14e arrondissement ( Montparnasse - Vavin) 1, rue Léopold-Robert Tél : 01 40 47 82 37 http://aubretzel.free.fr Métro : Vavin et Raspail L'addition : 30 à 45 €. Formules avantageuses
Genre winstub, un restaurant alsacien simple, d’atmosphère familièrement décontractée, sans cinéma de service (le personnel, il est vrai, s’avère peu pléthorique). Le décor rustique, certes pas « tendance », est gentiment folklorique. La cuisine se revendique pour l’essentiel alsacienne, quelques plats du Sud-Ouest ou d’un classicisme intemporel figurent sur les « ardoises du jour ». Rien de surprenant, mais un loyal embarras du choix. C’est assez bien servi et de fort honnête qualité / prix.
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16, rue Brey 75017 Paris Tél. : 01 47 54 03 33 Métro : Charles de Gaulle/Etoile ou Ternes
En cours de rédaction. |
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Bistrot ultra-contemporain d'un grand cuisinier. Service en continu. Pas de réservation.
7e arrondissement (Proximité École militaire et Champ-de-Mars) 135, rue St Dominique Métro : École Militaire Tél : 01 45 50 10 31 L'addition : environ 45 €, entrée, plat, dessert, avec « pot de vin » 25 cl. (On peut ne commander qu'une cocotte, si petit appétit)
L'espace coûte cher du côté de l'avenue Bosquet, à cinq minutes de l'École militaire et du Champ-de-Mars, à peine plus des Invalides. Il a donc fallu prendre de la hauteur pour gagner de la place au sol, serrer les clients (qui ne s'en plaignent pas) en garniture humaine du long comptoir ou à des tables hissées haut, façon Mac Do. Le confort, ou l'inconfort, est inégal, selon occurrence. Et la conversation pas toujours facile. Mais...En échange d'une impitoyable gestion des centimètres carrés et de l'attente quasi-obligatoire (pas de réservation), on est assuré d'une ambiance « parisienne », conviviale rive gauche, et, surtout, de saveurs fortes bien équilibrées. Malicieusement simple, ou le paraissant, une cuisine de finesse et d'invention, toutes les nuances du velouté et du pimenté, des légumes percutants, des envols surprenants dans la simplicité, des desserts soignés.
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Compagnie des Crêpes (La) |
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Crêperie-brasserie-flammekueche De Brest à Strasbourg, en passant par la Lorraine limonadière
12e arrondissement.
Parc de Bercy, proximité jardins, complexe UGC et cinémathèque. À portée de promenade : Palais omnisports, site de la Bibliothèque nationale.
30-32, cour Saint-Émilion
Métro : Saint Émilion (ligne 14 Meteor)
Tél : 01 43 40 24 40
T.l.j. 12 h à 23 h en semaine, jusqu’à 24 h w.-e. et fériés
L'addition : 20 à 35 €. Possibilité s’en tenir aux tartes flambées ou aux crêpes, à un plat ou à un dessert unique.
Fermant les jardins contemporains dessinés avec bonheur, merveilleux flânoir parisien, la cour Saint-Émilon s’encadre dans le nouveau « Village de Berçy ». Attirant la foule aux beaux jours et les week-ends, elle est circonscrite par les anciens entrepôts des négociants en vin, relookés multitendances. Déambulation et shopping, cinéma, grignotages… On s’attable à toute heure, sans rêver d’apothéose savoureuse.
La Compagnie des Crêpes ouvre une terrasse souvent bondée sur le promenoir central. Franchies les salles voûtées héritées du vieux Berçy, une autre terrasse, plus relaxante, surplombe une voie calme. Le bonheur lorsqu’il fait beau. Petite ou grande faim, on se restaure. L’un des inventeurs du lieu est Alsacien, son complice Breton. Ils ont mis leurs régions natales à la carte, dans un pêle-mêle sympa, cependant trop abondant pour honorer hautement les terroirs revendiqués.
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Une institution de Montparnasse rajeunie par un enfant de Molsheim, l'inventeur de Flo
14e arrondissement. Montparnasse-Raspail. Proximité gare et tour Montparnasse. Fondation Cartier. 102, bd du Montparnasse Métro : Vavin et Montparnasse Parking : 118, bd du Montparnasse Tél. 01 43 20 14 20 www.flobrasseries.com/coupoleparis/ Petit-déjeuner de 8 h 30 à 10 h 30. Service brasserie en continu t.l.j., de 12 h à 1 h du matin. L'addition : 25 à 50 €. Formule et menus. Possibilité de s’en tenir aux fruits de mer ou à un plat unique.
Hommage à Picasso, à Aragon, qui y rencontra Elsa, à Kessel, Cocteau et Hemingway, aux écrivains qui s’attablèrent sous cette Coupole non académicienne… Hommage aussi à Jean-Paul Bucher, fils d’un employé de Bugatti à Molsheim, son réinventeur. Le fondateur du groupe Flo, qui a maintenu la ligne après son retrait, sut œuvrer sous contrôle des Monuments historiques, il y a une vingtaine d’années, quand l’immense brasserie de 1927 fut incluse dans un programme immobilier. Il présida à sa renaissance, fit oublier les étages de bureaux qui lui furent superposés au grand dam de nombreux Parisiens.
La choucroute n’était pas fastueuse lors de notre passage, mais convenable. Nos convives alsaciens avaient préféré les fruits de mer d’un banc très fourni (Léon Beyer fêta souvent ici son prix des Écaillers), le bon curry, spécialité numéro 1, le tartare. Une petite centaine de clients étaient attablée lors de ce service : le déjeuner d’un jour particulièrement tranquille (La Coupole, impressionnante, mais d’atmosphère relaxante, vite familière, peut assurer quelque 1200 couverts quotidiennement !).
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